MAQUETTES AVIONS 1/72  
Montage DOUGLAS BOSTON IV (HAVOC A20J) MPM
 
 
 
 


 MONTAGE DU BOSTON IV et du HAVOC A20G de MPM

PARUTION DANS LA REVUE "Wing Masters" HORS SERIE N°16 de Juin 2009

RAPPEL HISTORIQUE :

A l 'origine , Il y a le Douglas DB7 conçu et fabriqué à partir de 1936 pour l'Armée de l'Air Française afin d'honorer une commande de près de 1000 exemplaires,malheureusement la seconde guerre mondiale et la défaite de 1940 fit qu'une grande partie de ces avions furent livré à la Grande Bretagne et fut rebaptisé par les anglais BOSTON.Differentes versions de cet avion furent construites pour un total de près de 7500 appareils,L'armée de l'air française utilisa 3 versions le DB7A,la version III ou DB7B et le BOSTON IV (A20J).

Les BOSTON IV volèrent au sein du 342 Squadron "Lorraine" où ils remplacèrent les modèle III à partir de Juin 1944,codés OA-? comme leurs prédécesseurs les numéros de série des appareils utilisés par le Lorraine est compris entre le BZ400 et le BZ568.

Tous les BOSTON IV était peint au standard américains soit Olive Drab sur le s parties supérieurs et Gris moyen dessous,ils sont portés les bandes D-Day à partir de juin 1944,celles-ci furent partiellement effacées sur les parties supérieurs du fuselage et 'extrados en septembre 1944 pour être complètement retirée à partir de décembre de la même année .Quant aux cocardes à leur arrivé les BOSTON avaient les cocardes anglaises mais sur demande à la RAF les groupes français furent autorisés à apposer les cocardes françaises d'abord sur le fuselage puis sur la totalité des appareils.

Enfin les BOSTON furent remplacés par les NA B25 MITCHELL à partir de Mars 1945 et ceux jusqu'en Décembre de la même année date à laquelle ils sont rendus à la RAF.

LE KIT:

La revue du kit se trouve ici

LA DOCUMENTATION :

Pour ce montage j'ai utilisé la documentation suivante,le In Action n°144 de chez Squadron Signal Publications, le LOTNICZE n°41,Le Warpaint n°32 ainsi que les numéros 33,46 et 159 de la revue REPLIC et aussi le Hors série n°3 de Wing Master et enfin le n°15 de la revue AERO JOURNAL

J'ai aussi la chance de mettre fait prêter la série des revues ICARE traitant sur le groupe "LORRAINE" les n° 9,10 et 11 merci Hughes"fly72"

LE MONTAGE :

Avant d’entreprendre le montage, une petite préparation des pièces est nécessaire.Nous sommes en présence faut-il le rappeler d’un kit « short run » .Nous ne sommes pas tout à fait à la finesse des productions nipponnes (ni mauvaises d’ailleurs).

J’en profite pour vérifier les côtes principales de la maquette à l’aide de plans extraits de la monographie LOTNICZE n°41 remis à l’échelle. Dans l’ensemble les dimensions sont bonnes excepté un petit défaut au niveau des fuseaux moteurs ils sont un « poil » trop à l’intérieur sur la maquette mais rien de bien méchant, à part pour les pointilleux du pied à coulisse, en tous cas, c’est difficilement modifiable.

On peut réellement débuter le montage. Comme d’habitude, c’est avec le cockpit que le chantier démarre et là, la différence entre les 2 boites se fait sentir. En effet dans la boîte du HAVOC la planche de photodécoupe rajoute du détail et de la finesse notamment au niveau du tableau de bord pré-peint (magnifique) et même chose au niveau des brellages du siège du pilote.

Afin de combler ce vide sur le BOSTON j’ai réalisé les brellages à l’aide de bande scotch  type Tamya et de l’alu pour les boucles. J’ai ensuite fait les diverses manettes en étiré.

L’ensemble est peint avec du vert intérieur H58 de chez Gunze acrylique. Ensuite, j’éclaircis cette teinte avec quelques gouttes de jaune H34 le tout fortement dilué afin de faire quelques nuances au niveau des panneaux. Enfin un brossage à sec « dry-brush » avec du gris plus un jus à base d’huile noir diluée à l’essence à briquet apporteront du relief et feront parfaitement l’affaire.

Les mêmes techniques seront aussi utilisées avant l’assemblage des 2 demi-fuselages. Les ajustements sont très corrects et peu de mastique est nécessaire. On peu passer à l’étape suivante, la voilure. Là non plus, pas de soucis particuliers si on respecte bien la notice de montage du fabricant. Après un léger ponçage des surfaces intérieures afin de trouver un peu plus de finesse au niveau des bords de fuite, il suffira de faire la mise en peinture H58 vert intérieur et sa patine des fonds de puits de train avant et on collera les deux demi-ailes ensembles

Le train principal est peint en vert intérieur, on lui ajoute un flexible hydraulique et son compas d’amortisseur (en photodécoupe dans le cas du HAVOC) il faut impérativement monter le train à cette étape. Il est impossible de le positionner une fois les nacelles moteur collées sur les ailes. C’est un des principaux défauts de ce kit car cette situation fragilise la maquette lors des manipulations à venir, j’en ai fait la cruelle expérience à maintes reprises plus tard. Et malheureusement il n’y a pas d’autres solutions que celle-ci.

 Ensuite viennent sur les ailes les nacelles moteurs, que l’on aura aussi au préalable peintes et assemblées.

On fait pareil pour les gouvernes de profondeurs et on procédera à la fameuse étape de la mise en croix. Là encore les ajustages sont bons, il suffira de protéger la maquette avec du scotch afin de mastiquer et poncer les jonctions ailes/fuselages.

Pendant que le mastique sèche, on va s’occuper des moteurs. De base le moulage est très beau, il suffira d’ajouter les tiges de culbuteurs et les fils d’allumage pour avoir quelque chose d’un peu plus réaliste. La peinture finira l’exercice, avec un jus de peinture a l’huile diluée dans de l’essence à briquet puis un voile de vernis mat sur l’ensemble et nous voilà devant de jolis petits Wright R2600. Par-dessus les moteurs il y a ? Les capots bien sur… et là un autre morceau de bravoure nous attend. Il s’agit de la mise en place des caches de pipe d’échappement et pour ça la notice est bien faite puisqu’elle nous fournit un gabarit de pose. On peut maintenant les coller sur la maquette. Il ne faudra pas (comme je l’ai fait) oublier de creuser les entrée d’air de carburateur et turbo compresseur. L’assemblage continue et c’est à ce moment là qu’arrive LA seconde difficulté de ces kits.

L’assemblage et l’ajustage  du nez de l’avion est plutôt sportif, j’en ai même cassé une des pièces transparentes pour le nez du BOSTON .Aie ! Aie ! Comment vais-je finir la maquette ? Thermoformage de la pièce d’origine ?que nenni !!! Un mail au SAV du fabricant et quelques jours plus tard dans une boite je reçois par la poste une nouvelle grappe transparente soigneusement emballée. Alors là, je dis bravo aux gens de MPM qu’ils soient par l’intermédiaire de ces quelques lignes, chaleureusement remerciés. Mais revenons à nos bostons. Il faudra beaucoup de persévérance et surtout une bonne dose de mastique pour arriver à quelque chose d’à peu prés correct entre le nez  et le fuselage de l’avion. Et cette remarque est commune aux deux boites, que cela soit pour le nez plein du Havoc ou celui vitré du Boston encore plus délicat. Enfin après toutes ces émotions, le gros œuvre est terminé ouf !

Pour le BOSTON français j’ai décidé de peindre le drapeau de gouvernail au lieu d’utiliser les decals fournis

On va pouvoir mettre un peu de couleur sur tout ça…L’avantage ,s’ il y en a un, de monter deux maquettes en même temps, c’est le gain de temps pour l’application des teintes.En effet le godet de l’aérographe est plein et on y va.Pour les deux versions la peinture est strictement identique que cela soit pour le BOSTON français ou le HAVOC étatsunien.

Les peintures utilisées proviennent de la gamme Gunze acrylique, j’en suis assez fan et j’ai beaucoup de mal à faire sans. Pour ces montages je vais utiliser les teintes préconisées par MPM soit le gris neutre H53 pour l’intrados, l’olive drab H52 pour l’extrados et le H302 vert foncé FS 34092 pour les tâches

Après les avoir camouflées à l’aide de bande scotch type Tamya je pulvérise une couche de vert intérieur H58 sur  les parties transparentes, verrière, phares et nez. Je continue par un sur-lignage de la gravure avec du noir afin d’obtenir plus tard ce que certains appellent un pré-ombrage et je passe une couche d’ALCLAD II sur les zones qui seront plus tard éraillées

Ensuite j’applique du blanc H1 là où il y aura les « fameuses » bandes D-Day. On ressort le rouleau de scotch afin de protéger et de faire les délimitations des bandes noires (il est à noter qu’elles étaient fréquemment peintes au pinceau voir même au rouleau dans la précipitation juste avant la date fatidique)

Au passage une petite mésaventure m’est arrivée lors de cette étape puisque j’ai tout bonnement fait une inversion entre les bandes blanches et noires, et je m’en suis rendu compte uniquement quand j’ai retiré les caches.

Ensuite vient la peinture « proprement dite » de l’intrados en premier, puis  l’extrados. Dans les deux cas  pour démarrer la patine, les teintes seront légèrement éclaircies avec du blanc puis diluées et ensuite elles seront vaporisées à très faible pression aux centres des différents panneaux composant le revêtement de l’avion. On pourra appeler ça du post-ombrage !!! Jusque là rien de bien compliqué.Là dernière difficulté si cela en est une est la réalisation des tâches de vert foncé sur les bords d’attaques et de fuites de la voilure. Pour cela j’ai dessiné ces tâches sur le plan que j’avais utilisé au tout début du montage. J’ai ensuite découpé les formes afin de m’en servir de cache que j’ai fixé sur la maquette à l’aide de patte collante type patafix afin d’avoir un effet de bord « flou ».Je pulvérise la teinte H302 en 2 fois dont une en peu plus éclaircie, on enlève les caches et hop le tour est joué !

Dans les deux cas les planches fournies sont de qualités et fines voir même très fines. Je me suis fait avoir et m’en suis rendu compte trop tard avec la transparence des cocardes françaises sur les bandes D-Day (il vaut mieux peindre en blanc dessous).

Traditionnellement les décals sont emprisonnés entre deux couches de vernis brillant (encore du klir dans mon cas), Et je ne dérogerais pas à cette tradition. Pas de soucis pour la pose et il ne sera même pas nécessaire d’utiliser de l’assouplissant.

En ce qui concerne la décoration du BOSTON français, j’ai souhaité faire une variante à la version proposée par MPM le OA-B qui était la décoration retenu par Matchbox il y a quelques années. Pourquoi cette variante : tout simplement aux grés de mes recherches, je n’ai pas trouvé de photos du OA-B avec les bandes D-Day. Je n’ai pu trouver, au travers la revue Icare et la monographie Warpaint  n°32, qu’une photo d’un BOSTON IV avec les bandes noires et blanches et il s’agissait du OA-E. (voir le profil plus haut)

Pour arriver à réaliser cette décoration il m’a suffit de découper le B qui est facilement devenu un E et de faire le sérial avec du lettraset sur du décal vierge, et voilà notre OA-E.

Depuis, j’ai trouvé une autre photo de cet appareil vu du côté droit et il s’avère qu’il fut baptisé « Reims » mais je n’ai pas eu le courage de faire ça au pinceau…peut-être serait-ce l’occasion de tester une impression ?

Une fois les décals posés sur les 2 maquettes, je ressors l’aérographe afin de vaporiser une couche de vernis mat type Pebeo auquel j’ai ajouté quelques gouttes de klir (encore) ce qui permet de la « casser » un peu car je le trouve trop mat.

Enfin, il ne reste plus qu’à coller toutes les petites pièces mises de côté : roues (que j’ai au préalable un peu aplaties), tourelle mitrailleuses, antennes et fil d’antenne (celui-ci est fait avec du fil de lycra qui a l’avantage d’être élastique et donc ne se casse pas et çà c’est bien pour les expos). Ce qui me fait peur depuis le départ c’est la pose de la bulle du nez du BOSTON surtout qu’elle est très limpide et il serait dommage de rater ça. Elle est collé à la toute fin du montage pour éviter toute manipulation excessive ultérieure avec de la colle blanche et là oh miracle !!! C’est tout bon ouf…

Au final ces montages furent plutôt agréables, pas de difficultés insurmontables. Ils demanderont un peu de rigueur, c’est une bonne invitation au « short run » et le résultat est là. On se met à rêver d’un DB7 ou d’un BOSTON III, allez M’sieurs MPM un p’tit effort. En attendant j’ai pris du plaisir avec ces montages et j’espère l’avoir partagé avec vous au travers ces quelques lignes.

 

 

 

 


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